LE TEXTE
Ce texte s’apparente à un manifeste au second degré. L’exclusion est vue du côté des inclus.
Le côté « énumération d’objets » le rapproche de « la complainte du progrès » de Boris Vian.
Il s’y ajoute une dénonciation de la pauvreté qui n’est pas chez Vian. Ce morceau est un discours ( le « je » est omniprésent) plus précisément un monologue qui s’adresse à un interlocuteur dans la situation est décrite dans une sorte de préface de quatre vers chantée sur une mélodie différente.

INTRODUCTION ( du début, jusqu’à avant « j’ai une jolie Rolex »)
La préface est l’ essentiel du texte.
Les 3 parties qui la suivent n’en sont qu’une illustration
Le texte s’adresse donc à une personne sans domicile fixe avec trois formules d’une grande violence symbolique:

« C’est comme ça »: Phrase fataliste des idéologies conservatrices.
« Je vaux mieux que toi »: c’est la phrase la plus importante du texte, l’inégalité est au centre de tout, le moi et le toi tourne autour du verbe « valoir »
« J’ai tout ce que tu n’as pas. » qui découle de la phrase précédente. S’en suit une longue liste des « j’ai ».
Pascal Parisot commente : »Cette chanson, je l’ai écrite parce que un moment, j’étais dans une situation financière très fragile. J’ai vu un type qui dormait en bas de chez moi sous un carton et je me suis dit que j’étais juste un cran au-dessus. Je n’aurai pas su écrire un vrai texte sur l’exclusion. Il me fallait une recette, une formule. Une fois que j’ai trouvé  » tralala pas toi » tout a coulé de source. »

Partie 1 (jusqu’à avant  » je blanchis en Suisse »)

Repérez l’emploi du verbe AVOIR et soulignez le verbe ETRE dans le sens de  » se trouver ».
Le titre et le refrain signifie donc beaucoup : derrière l’onomatopée se profile la frénésie de possession comme variante de l’égoïsme de

l’enfant de trois ans.
Ce « tralala pas toi » est aussi ce qui rend le texte supportable en affichant sa dimension humoristique.
Pour signifier le second degré, Pascal Parisot interrompt son discours pas une sorte de commentaire d’auteur : « tralalalala »

Dressez la liste des possessions du début du texte.

Pouvez-vous en faire des catégories?

Y a-t-il un intrus dans la liste? Qu’en déduisez-vous?
Partie 2 : de « je blanchis » à « V.I.P »

Après l’énumération des possessions, voici celles des actions. Elles symbolisent le mode de vie tout comme les objets de la première partie. Citer -en les quatre lieux:
1. 2. 3. 4.

Partie 3: commence à « je ne suis pas un simple mortel ».
On retrouve ici une référence à Boris Vian dans « j’ suis snob » :  » et quand je serai mort, j’veux un suaire de chez Dior ».
Ici deux notions sont accolés celle du cérémonial mortuaire avec:


et celle du spectacle: –



LA MUSIQUE
C’est un mélange de musique populaire, de jazz et de musique du Sud

ainsi qu’un thème rajouté à la fin celui de « Caravan » de Duke Ellington.

Instruments : deux guitares acoustiques, une guimbarde, une contrebasse, une batterie et des bongos.
On commence sur un rythme de danse syncopée issue des musiques brésiliennes puis la musique prend une dimension gitane ou hispanique avec un frapper des mains qui rappelle celle des danses du flamenco. Ce sont des rythmes de fête pour souligner le caractère triomphant du riche au nord qui détourne à son profit des expressions musicales du Sud, c’est à dire des pays moins développés.

Seule la voix grave de Pascal Parisot n’est pas à la fête. Ton aide est blasé. Après une introduction lente comme un récitatif, le mouvement s’anime à partir de l’énumération des objets dans un rythme mécanique. La mélodie est très peu développée, elle tourne autour de trois notes seulement.

De même le tralala pas toi montre le côté enfantin de la cour de récréation.
L’harmonie est également assez pauvre, elle change à deux endroits seulement dans  » j’ai une décapotable »et « au festival de Cannes »

Partie 3:

Arrive le dernier voyage avec le thème de Caravan:
Le thème mais en rapport la mort avec la traversée du désert espace symbole du dénuement et de la pauvreté :
Caravan – voyage – dernier voyage – le désert – la pauvreté – la mort.
En reprenant « Caravan » le narrateur étale sa confiance et son orgueil, la caravane a un
rôle commercial dans le désert et transporte des richesses.
Pour finir le rythme frappé des mains souligne le triomphe final du narrateur qui s’applaudit lui-même…

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