L’activité pratique pour notre séquence sur l’évolution du langage musical au XXème siècle porte sur une création autour de « Psychérock ».

http://www.dailymotion.com/video/x88qbg_clip-psyche-rock-pierre-henry-1967_music

Après avoir écouté, nous avons localiser 4 éléments que nous allons utiliser pour notre création:

– l’ostinato à la basse (MI- LA- SI-LA)

– les sons électroniques statiques (qui ne changent pas de hauteur)

– les sons électroniques qui fusent (qui  changent de hauteur)

que nous avons rapproché des sirènes dans « Ionisations » de Varèse

– les sons de cloches

Les étapes de créations sont les suivantes:

1. obtenir une seule sirène (glissando) à la voix en faisant une chaîne avec toute la classe, sans s’interrompre et en reprenant la

hauteur de la note de l’élève précédent. On utilise la voix chantée sur une voyelle au choix en variant les hauteurs le plus   possible suivant les capacités de sa voix et en invitant le suivant à prendre le relai.

2. On procède à peu près de la même façon pour les sons statiques mais ceux-ci doivent correspondre à des bruits et non pas se rapprocher de la voix chantée et garder une hauteur constante, soit rythmiquement répétée ou sur une valeur longue.

3. On superpose les 2 types de sons (statiques et évolutifs) en alternance avec la basse obstinée (mi-la-si-la) jouée au piano par un élève, ce qui implique une carrure à respecter, une écoute supplémentaire.

4. Après l’alternance des deux types de sons, la consigne sera :

chaque élève donnera par un signe de la main le son à faire pour le suivant, ce qui introduit une notion aléatoire supplémentaire, et une concentration plus aiguisée; aussi bien de celui qui doit faire le geste à son voisin puisqu’il doit chanter en même temps que du voisin qui doit être à l’écoute de l’instruction donnée.

5. On rajoute  un puis deux « meneur(s) » qui vont désigner des membres de leur groupe et leur donner le signe qui correspond aux deux types de sons + une troisième proposition qui est celle des sons de cloche. Cela peut se rapprocher du soundpainting.

 

Les constatations après la phase de création:

– la première étape est assez facile, les glissandos ne demande pas de connaissance particulièrement technique par rapport à la voix, cela n’implique pas de chanter juste.

– nombre d’élèves toutefois ont du mal à exploiter l’ambitus de leur voix, restant la plupart du temps sur une seconde, voir une tierce au début.

-Curieusement, la production de son statique en bruit a été plus difficile que la production de « sirènes ».

– L’anticipation du geste pour le suivant tout en produisant soi-même pose des difficultés car les élèves n’ont pas l’habitude d’anticiper.

– la carrure donnée par le piano posait aussi des difficultés à certains, c’est toujours le même principe qui consiste à faire et écouter en même temps qui semble insurmontable à quelques élèves.

– la désignation individuelle dans la dernière étape nécessite une grande concentration et le résultat dépend de l’implication de chacun. En général, les nuances étaient trop piano.

– après quelques débuts hésitants, la classe est relativement à l’aise et très peu sont les élèves qui ne participent pas du tout.

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