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imageVoici une aventure humaine entre professeurs de musique de la France entière qui communiquent sur Twitter et partagent leurs expériences pédagogiques. Quel honneur pour moi d’être conviée à Toulouse pour participer à cette belle aventure. Merci à M. Allain de m’avoir permis de m’y rendre, pour transmettre mon expérience et engranger de nouvelles idées. Merci à Nicolas et Cathy, ainsi que toute l’équipe pour cette belle aventure qui n’est qu’un début à la longue marche vers la nouvelle pédagogie numérique, mais pas que…

50 ! Ils étaient 50 ! Mais qui donc ?

Une dizaine de professeurs d’éducation musicale, dont Cathy Jund et Nicolas Olivier, ont été les déclencheurs d’une initiative inédite : une rencontre auto-gérée, dont les acteurs réunis par les mêmes valeurs humaines et pédagogiques étaient motivés par le désir de prolonger des échanges amorcés sur le web. Professeurs explorateurs et un peu extra-terrestres, ils se sont notamment rencontrés au travers du réseau social Twitter. Le réseau au 140 caractères a vu l’émergence spontanée d’une équipe constituée de pseudos tels que @nicoguitare, @Edmusicale1, @zikcollege, @Remi_Masse, @vLeroux, @verlacoc, @EDMJeanColmar et @Zikmuable qui ont été les jalons fédérateurs de la balise #edmus, pour éducation musicale, qu’ils ont eux mêmes instaurés.

Travaillant depuis quelques mois par deux, trois, ou tous ensemble, en fonction des goûts, affinités, passions ou des chantiers respectifs qui se rejoignent, leurs travaux se rassemblent souvent et finissent par être partagés sur le web. Chacun des échanges, par messages privés, mail, visio-conférence, téléphone, publics contribuent à tisser des liens d’amitié entre eux dans les rires, la joie, et la bonne humeur. La rencontre #EdmusConnect est la suite logique de cette aventure, avant tout humaine.

La rencontre #EdmusConnect du 14 mars

Le soutien de l’APEMu (l’association des professeurs d’éducation musicale) et l’hébergement gracieux de la rencontre à l’ESPE de Toulouse, a offert toutes les conditions pour permettre à une quinzaine d’ateliers de se dérouler tout au long de la journée du samedi.

Il y a  été question de création musicale sur tablette et ordinateur. Plus précisément de quelle façon la création peut être mise en place en classe ou en salle informatique, avec quels objectifs d’apprentissage, quelle séquence, quels moyens techniques, quels gestes musicaux face à l’outil numérique. Le tout, mise en œuvre par les participants sur poste informatique et/ou sur tablette.
Une partie programmation d’applications musicales a montré la possibilité de concevoir des programmes répondant aux besoins précis des enseignants d’éducation musicale. Il s’agit par exemple de programmer des formes graphiques associées à des zones d’action sur le son, contrôlé par une surface tactile ou depuis une souris, le tout pouvant également réagir différemment selon le geste.
La posture pédagogique n’était pas en reste avec des interventions autour de la classe inversée et de la pédagogie par îlots en éducation musicale. Là encore les participants ont été mis en situation afin de vivre ces situations d’apprentissages.
Des ateliers autour des tâches complexes, de la ludification du cours et de la twittclasse ont montré des scénarios proposant aux élèves de se muer en enquêteurs sur l’opéra et des échanges réels sur Twitter avec des artistes actuels de l’opéra. Ces approches ont contribué à forger le postulat de donner du sens aux apprentissages et à rendre concret ce que l’on fait à l’école pour les élèves.
Non numérique mais tout aussi musicaux et pertinent pédagogiquement, des ateliers de percussions corporelles et de GumBoots (percussion sur bottes en caoutchouc) ont rythmé la journée. Cette pratique fait appel au corps tout entier, à la latéralisation et à la synchronisation. À travers l’apprentissage du rythme, les difficultés des enfants dyspraxiques et/ou dyssynchroniques sont mises en évidence. L’enseignant peut être à même de distinguer les enfants arythmiques (qui gardent le sourire sans se rendre compte de leurs erreurs), de ceux qui présentent des troubles “dys”. Ces derniers, conscients de leurs problèmes de synchronisation, souffrent et se dévalorisent jusqu’à se mettre en situation de refus d’apprentissage. Cet atelier a permis, au-delà de la question de l’apprentissage de nouveaux rythmes, de transmettre des solutions de remédiation, imaginées et expérimentées sur le terrain, tant sur le plan de la gestion émotionnelle, que sur le plan de la re-synchronisation psychomotrice, donnant l’opportunité à ces élèves d’être en situation de réussite.
Un concert pédagogique animé par David Charrier fut l’occasion de découvrir un instrument rare et pourtant très jeune : le Hang. Mélange entre le gamelan, le gong
C’est ainsi que 35 professeurs d’éducation musicale se sont mêlés à une quinzaine d’enseignants des premiers et seconds degrés mais également spécialisé. De l’EPS à la Technologie en passant par les sciences physiques, l’anglais ou les lettres sans oublier les enseignants stagiaires et les étudiants, tous ont échangé, partagé l’espace du week-end autour de l’éducation musicale et le numérique.

Un compte-rendu détaillé est en court de création et pourra prochainement être consulté sur le site de l’action EdMusConnect. La question de tous maintenant est : où et quand la prochaine rencontre #EdmusConnect ?

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